Vous êtes iciIgnorer les liens de navigationAccueil > Actualités > Avis de l'expert... > L’acquisition d’un cheval, un acte délicat

L’acquisition d’un cheval, un acte délicat

De nombreux critères sont à prendre en compte lors de l’achat d’un équidé.

Un bon cheval trouvera toujours un acheteurAprès une longue réflexion, le futur acquéreur a pris enfin la décision d’acheter un équidé.

Avant de se rapprocher d’un vendeur, il doit avant tout se fixer un budget par rapport à l’activité à laquelle le cheval sera destiné (équitation de loisir : balade ; équitation sportive : saut d’obstacle, dressage voire concours complet). Il va ensuite pouvoir se tourner vers un éleveur propriétaire, un marchand de chevaux ou encore participer à une vente. A noter : il est préférable de se rendre sur le lieu de vente toujours accompagné d’un tiers expérimenté, ce qui permet de mettre le doigt sur d’éventuels défauts.

« Le fait de choisir une jument offre la possibilité au propriétaire de pouvoir, un jour, la faire pouliner », conseille Dominique Baganas, interlocuteur chevaux de sport au Haras de Douai. La jument aura toujours une valeur plus importante qu’un hongre (mâle castré).

Il est, en outre, recommandé d’acquérir un hongre plutôt qu’un cheval entier qui aura tendance à avoir trop de caractère pour être utilisé à bon escient, à moins d’être un cavalier professionnel.

« La plupart des éleveurs professionnels ont leur propre site internet où l’on trouve les origines, le modèle via des photos voire même des vidéos. Cela permet au futur acquéreur d’effectuer déjà un premier tri », explique-il avant de rappeler que, génétiquement, les défauts et qualités sont transmis par les ascendants. Selon lui, le naisseur reste la personne sans doute la plus renseignée pour donner des détails sur le caractère de l’animal, sachant qu’en venant de l’extérieur, il est difficile de se faire une idée, et ce même à l’occasion de plusieurs visites. « Un éleveur sérieux proposera toujours à l’intéressé de venir essayer le cheval plusieurs fois avant qu’il prenne une décision claire et définitive », développe Dominique Baganas qui précise qu’un bon cheval trouvera toujours un acheteur. Pour le spécialiste, il est important de multiplier les visites dans un élevage, la reprise du sujet n’étant pas toujours possible chez un éleveur. Il est conseillé également d’acheter un équidé à proximité de chez soi, de manière à pouvoir facilement communiquer avec le vendeur en cas de soucis.

Pour ce qui est des jeunes chevaux, il est essentiel de pouvoir les tester « sous la selle ». « En effet, un cheval en liberté ne donnera pas du tout les mêmes indications, notamment au niveau de son confort, de sa souplesse et de son équilibre (Age minimum d’essai sous la selle : 3 ans) ».

La bouche du cheval est aussi un facteur important qui ne pourra être testé qu’avec une embouchure.

Lorsque l’acquisition est actée, dans la plupart des cas, une visite vétérinaire est fortement préconisée. Le vétérinaire effectue alors une observation clinique puis une radio des membres du cheval. Il faut compter entre 200 et 300 euros. C’est un investissement important. Il faut donc vérifier à l’acquisition, si le cheval est sain et sans vices rédhibitoires. Par exemple, le tic « à l’air » (le cheval avale de l’air sans appui) ou « à l’appui » (le cheval avale de l’air avec appui et risque d’avoir des problèmes gastriques voire des coliques) est un vice rédhibitoire qui permet d’annuler la vente.

Réagir à cette actualité