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Un poulain doit avoir de bons aplombs

Soigner les aplombs du poulain pour lui assurer une carrière sportive.

Les aplombs du poulain sont à observer dès le plus jeune âge« Pas de pied, pas de cheval ». L’importance des aplombs est primordiale sur le jeune sujet, selon Dominique Baganas, interlocuteur chevaux de sport au Haras de Douai de Gènes Diffusion.

On distingue différents types de défauts. Les articulations peuvent être distendues comme dans le cas, par exemple, des membres long-jointés. Les membres peuvent être panards (pieds de devant tournés en dehors) ou, à l’opposé, cagneux. Enfin, au niveau du sabot, on peut rencontrer des pieds bots (paroi du sabot trop verticale) ou des talons plats (la fonction d’amortisseur du sabot est anéantie).

Même si, en règle générale, les articulations se tonifient au fil des jours et le poulain se redresse de lui-même, il est conseillé que le maréchal-ferrant passe dans l’élevage au moins une fois par mois. Dans un premier temps, il observera les aplombs du poulain dès qu’il est en station debout. Il interviendra seul si la situation le permet ou en association avec des vétérinaires si le cas s’avère trop compliqué.

Lors de ses visites mensuelles, il pourra intervenir régulièrement sur les sabots du cheval et régler chaque problème avant que la situation ne dégénère, sans avoir besoin de pratiquer un jour une intervention trop importante.

A noter que la maréchalerie moderne permet, aujourd’hui, d’adapter des fers en plastique ou en résine aux sabots du poulain. Ils ne nécessitent pas de clous et sont collés de manière à ne pas altérer la paroi du sabot. L’utilisation de ces fers permet de rectifier le défaut d’aplombs sans endommager le pied.

Le passage régulier du maréchal-ferrant habitue, en outre, le poulain à la manipulation, ce qui est positif pour sa vie future.

« Il est primordial d’attacher de l’importance aux aplombs. Le poulain peut ainsi démarrer son éventuelle carrière dans les meilleures conditions », conclut Dominique Baganas. D’après lui, en faisant appel régulièrement à un maréchal-ferrant, l’éleveur gagnera du temps à moyen terme, la visite clinique du cheval (observation des articulations) et les radiographies des membres étant obligatoires lors des ventes.

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