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Remettre la poulinière à la reproduction
Sacrifier la chaleur de lait pour optimiser les taux de réussite de la chaleur suivante
est une des options à envisager.
Le poulinage a eu lieu. La jument et le poulain
se portent bien. Il est important de ne pas les confiner au box. « Dès que possible,
l’éleveur doit sortir la jument voire la faire courir à la longe. Cela lui permet
d’évacuer les liquides présents dans l’utérus. Sinon ils ont tendance à stagner
et à devenir de véritables bouillons de culture », explique le Dr Stéphane
Cammaert. Le vétérinaire du groupe Gènes Diffusion ajoute qu’après le poulinage,
il faut rapidement repenser au choix d’étalon car la poulinière sera en début de
chaleur, plus ou moins six jours après le poulinage.
C’est au moment de cette chaleur, communément appelée la « chaleur de lait », qu’il
est recommandé de présenter la jument au haras pour un contrôle. En premier lieu
lors de cet échange, il est conseillé que le propriétaire revienne sur l’historique
du poulinage. « Afin de prendre les bonnes décisions, nous avons besoin d’avoir des
renseignements sur le déroulement de la mise-bas (présentation du poulain, délivrance
ou non du placenta, température et appétit de la jument…) », témoigne le
Dr Cammaert. Suite à cette discussion, le vétérinaire observe l’état du tractus
génital de la jument (écoulement, état de la vulve et du périnée). Pour vérifier
la remise en état de l’utérus après expulsion du poulain et l’absence de liquide
présent dans l’utérus, il lui faut également fouiller l’animal et faire une échographie.
Il intervient si besoin.
S’il n’y a pas d’observation particulière,
il est alors possible d’exploiter la « chaleur de lait ». « On peut compter sur un
taux de réussite de 50%. En revanche, au moindre problème constaté, la fertilité
chute à moins de 25% ». Dans ce cas-là, il vaut mieux sacrifier cette chaleur
et profiter de ce moment pour traiter la jument et recoudre éventuellement une déchirure.
Afin de préparer la poulinière à sa prochaine venue en chaleur, il est préconisé
d’avoir recours à un suivi échographique. Dès que l’ovulation est constatée, le
vétérinaire peut prévoir une date de déclenchement de la chaleur à l’aide d’une
injection de prostaglandine. « L’animal se retrouve ainsi dans une phase d’immunité
plus importante, ce qui permet d’optimiser les taux de réussite de la chaleur induite
», conclut le spécialiste.
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