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Insémination Artificielle Equine ou comment inséminer sa jument
Au moment d'inséminer sa jument, le propriétaire a un large choix génétique à sa
disposition grâce aux différentes techniques de préparation de la semence. Explications...
Pour Stéphane CAMMAERT, Dr vétérinaire du groupe
Gènes Diffusion, un suivi gynécologique rigoureux de la jument est nécessaire pour
déterminer le moment de l’insémination avant l’ovulation.
Différentes techniques de préparation de la semence
Aujourd’hui, il existe différentes façons d’accoupler une jument, soit via la monte
naturelle (monte en main ou monte en liberté), soit via l’insémination artificielle.
L’éleveur a recours à la monte naturelle, surtout quand il s’agit de chevaux de
pur sang, de trait et de poneys.
L’Insémination Artificielle peut, elle, s’effectuer en semence fraîche (IAF), réfrigérée
(IAR) ou encore congelée (IAC). L’IAF est obligatoire pour les Trotteurs, race pour
laquelle la législation interdit le transport de la semence et de ce fait sa congélation.
En IAF, l’étalon est collecté et la jument est inséminée aussitôt après.
Pour sa part, l’IAR permet de garder des doses pour
le lendemain voire d’expédier des doses à l’aide d’une unité réfrigérante. Après
la collecte, la semence est diluée, centrifugée et conditionnée en tube ou en seringue,
l’objectif étant de la conserver dans de bonnes conditions durant 36 à 48 heures.
« Grâce à cette technique, la semence de l’étalon peut être distribuée à plus grande
échelle », met en avant le spécialiste.
Reste l’IAC. Elle est le fruit d’une période de congélation qui a surtout lieu l’hiver.
Le cheval est ainsi moins sollicité pendant la saison de monte et des doses sont
disponibles pendant que l’étalon est en concours. Avec l’IAC, la semence peut être
conservée en paillette dans de l’azote liquide et envoyée sans aucune contrainte
liée au transport, surtout les week-ends et les jours fériés. En tenant compte des
exigences sanitaires, sa distribution est possible dans le monde entier.
« Ces différentes techniques d’insémination offrent aux éleveurs un large choix en
termes de sélection », résume le vétérinaire avant de préciser que l’IA
peut être classique –la semence est déposée dans le corps utérin- ou encore profonde
(IAP). Dans ce dernier cas, la semence est déposée en haut de la corne, près de
l’ovaire, ce qui optimise la progression des spermatozoïdes. Cela donne plus de
chance de réussite car la semence est à proximité de l’ovocyte, au bon moment. L’IA
profonde se réalise avec une seule paillette, la plupart du temps. « Cela permet
d‘exploiter des chevaux dont la semence est coûteuse, peu disponible ou encore de
moindre qualité, sans compter que cela évite de surcharger l’utérus de l’animal
avec trop de volume ».
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