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Etalon de selle : quel choix génétique adopter ?

Le choix génétique dans le milieu du cheval se fait sur des critères bien précis. Explications de Dominique Baganas, interlocuteur « chevaux de sport » au Haras de Douai de Gènes Diffusion.

Le choix génétique dans le milieu du cheval se fait sur des critères bien précis« Avant toute réflexion, l’éleveur doit s’interroger sur la valorisation de son produit », conseille le représentant de Gènes Diffusion avant de spécifier que le coût d’une saillie peut fluctuer de 500 euros pour un jeune étalon à 4 500 euros pour un étalon de Selle Français, reconnu sur descendance. Si le propriétaire compte élever le poulain et le garder pour son compte personnel, il peut donc opter pour un jeune étalon qui n’a pas encore de production. Si, en revanche, il souhaite vendre le poulain sous la mère, il est préférable qu’il choisisse le reproducteur en fonction de sa descendance.

Des géniteurs complémentaires

Dans un second temps, l’éleveur doit, d’après Dominique Baganas, lister les caractéristiques de la mère afin de déterminer les qualités du père qui compenseront les défauts de la voie maternelle. Le choix génétique s’effectue de préférence en fonction de la « taille », de la « robe », du « modèle », de l’« aptitude » (au saut) et du « sang » (influx nerveux) des deux géniteurs. Pour les chevaux de dressage, le critère « discipline » entre également en compte. « Si l’animal est facile d’utilisation, non seulement le cavalier en profitera mais également le futur acquéreur », souligne-t-il.

Dominique BaganasSelon lui, il est également vivement conseillé de se renseigner sur la production de l’étalon et de visualiser ses produits sur le terrain, notamment lors des rassemblements « modèles et allures ». « Il ne faut pas se fier uniquement aux catalogues ». L’éleveur se doit d’avoir l’œil critique et d’aller voir sur place les étalons, en assistant, par exemple, au Tour de France des étalons de sport. « Ce n’est pas parce qu’un cheval a des atouts que sa descendance aura les mêmes », commente le spécialiste. « Même si l’on sait que la mère intervient à 70% sur un produit en apportant notamment des critères relatifs au caractère de l’animal comme le courage et la volonté, et que le père transmet lui plutôt le critère "modèle" », il y a, pour Dominique Baganas, une part d’inconnu que l’on ne maîtrisera jamais.

 

 

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